Demain nous mangerons peut-être des Insectes !


L IEHCA, récemment emmenagé dans les locaux de la Villa Rabelais, siège de Tours Cité Internationale de la Gastronomie, organisait jeudi 19 janvier sa première conférence dans le nouveau temple de la gastronomie tourangelle. Et comme pour marquer les esprits, cette première rencontre gastro-scientifique avait pour thème les insectes comestibles. Un sujet de circonstance puisque paraissait dans le même un nouvel ouvrage sur le sujet Savoureux Insectes, co rédigé par deux universitaires, Elisabeth Motte Florac et Philippe Le Gall et publié aux éditions PUF Rennes, 2016)


Demain nous mangerons peut-être des Insectes !

Le sujet a rassemblé un public nombreux, composé pour une large part d'universitaires, étudiants de l'Université François Rabelais, chercheurs, biologistes, nutritionistes... Car la question d'une possible alimentation entomophage pour les générations futures anime déjà les débats de la communauté scientifique parce qu'elle soulève de réelles interrogations sur l'avenir de nos ressources alimentaires.

En 2050, nous serons 9 millards d'êtres humains sur Terre, il y a donc selon les chercheurs, un besoin urgent de trouver de nouvelles sources de protéines. Rappelons qu'entre 1967 et 2010, la consommation de protéines animales a augmenté de 87 % dans le monde.

Les insectes sont riches en protéines,et pauvres en graisse, ils pourraient constituer une de ces solutions pour réduire le problème de la faim dans le monde. Selon la FAO,(Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture) on retrouve le même taux de protéines dans une sauterelle que dans une pièce de bœuf. Mais la production d'un kilo de sauterelles, par exemple, nécéssite très peu de besoin en eau notamment, nutritifs les insectes sont donc également écologiques.

Aujourd'hui la consommation d'insectes, l'entomophagie, concerne déjà plus de 2 millards d'etre huamins partout dans le monde, en Afrique, en Amérique Latine. En Europe, les consommateurs sont beaucoup moins nombreux, même si nos ancêtres Romains et Grecs, les consommaient déjà à l'apéritif !
Dans la culture européenne les blocages culturel et gustatif résistent. La recherche s'oriente depuis quelques années vers une transformation sous forme de farine d'insectes qui pourrait être intégrer à d'autres aliments de consommation courante : tapenade, sauces, barres énergétiques...
En France, des expériences sont en cours, mais le pays de la gastronomie n'est pas particulièrement en avance. Le leader français du marché Micronutris propose déjà en vente sur sont site des insectes déshydratés, et des farines à intégrer dans des plats, mais il s'agit encore d'un marché de niche, destiné à une clientèle plus encline à une consommation 100% bio. Du côté des chefs, et des tables gastronomiques, l'idée fait timidement son chemin. Pour l'heure seul quelques chefs de cuisine, dont certains étoilés, ont passé le cap. David Faure, chef du restaurant l'Aphrodite (Nice) en a fait lui sa spécialité.

Par ailleurs, en France comme en Europe le principal handicap à la démocratisation de cette nouvelle alimentation est législative. Cette alimentation nécéssite une autoirisation de mise sur le marché. La loi Novel Food devrait évoluer en ce sens à l'horizon 2018.

Ecouter aussi
On Passe à Table : Les Insectes passent à table ! - lundi 16 janvier 2017
 
L'ouvrage
 Savoureux Insectes, co rédigé par Elisabeth Motte Florac et Philippe Le Gall aux éditions PUF Rennes, 2016
En savoir plus : iehca.eu.eu


Dimanche 22 Janvier 2017






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