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24/01/2016

Tours Cité Internationale de la Gastronomie officialise le lancement de son projet.


Jeudi 21 janvier à l'occasion du premier événement estampillé Tours Cité Internationale de la Gastronomie, le Grand Repas,(voir article précédant) l'association éponyme annonçait les grandes lignes du projet tourangeau, à mener dans le cadre de cette labellisation. Principale annonce de ce projet : l'installation de l'association dans les anciens locaux du site Béranger de l’Université de Tours, situé sur le boulevard éponyme et qui accueillait il y a peu l’Ecole des Beaux-Arts désormais installée à l'hôtel Mame.



Tours Cité Internationale de la Gastronomie officialise le lancement de son projet.
Le déménagement devrait avoir lieu à partir de la rentrée de septembre 2016, les locaux choisis ayant besoin de quelques travaux d'aménagement et de rafraîchissements. Parmi les axes du projet, qui reste toutefois encore flou, il pourrait y avoir des actions concrètes comme des cours de cuisine, des cycles de conférence.... un axe éducatif ouvert en tout cas au grand public. Mais l'autre axe majeur du « projet » concerne la création d'un institut universitaire des sciences et de l’alimentation qui proposera des formations diplômantes sur l’ensemble du cursus universitaire. Ce nouvel institut dépendant de l’université François Rabelais, dont la création avait été annoncée en 2013 lors de l'obtention du label, regroupera à la fois les formations du pôle Alimentation de l’université et celles proposées par l’IEHCA de l’autre. Pour les élus municipaux il s'agirait de créer un « creuset académique » autour de la recherche sur l’alimentation  avec des clusters de food-studies, une mise en réseau de chercheurs internationaux ou encore des résidences de chefs. « A l’automne (probablement au moment de la Fête – nationale – de la Gastronomie) on va organiser un second grand repas avec l’objectif de toucher 100 000 personnes » présente Emmanuel Hervé, président de l'Association. Les écoles, lycées devraient notamment être impliqués. « La Cité de la Gastronomie ce n’est pas seulement un bâtiment c’est tout un territoire qui représente l’art de vivre à la française. L’esprit du repas c’est de partager et rassembler » explique encore le président de l’association qui lance ainsi une sorte de grande foire aux propositions pour faire naître des idées fédératrices. « Il faut apprendre à se nourrir de cueillettes et pas de gadgets, la cuisine ce n’est pas un 100m » a voulu philosopher le chef Jean Bardet, un des porteurs du projet du Grand Repas.

http://www.toursvaldeloiregastronomie.fr/

Le futur siège de l'associationTours Cité Internationale de la Gastronomie, Bvd Béranger - Photos : DR
Le futur siège de l'associationTours Cité Internationale de la Gastronomie, Bvd Béranger - Photos : DR
Les 4 villes désignées en 2013 pour valoriser le label décerné par l'UNESCO, développeront leur projets, avec chacune, un axe spécifique :
Dijon : Culture de la vigne et du vin
Lyon : Nutrition et santé
Tours : Sciences humaines et sociales
Rungis-Val de Marne : Développement et animation des marchés, des produits et des enjeux liés à l’approvisionnement des centres urbains

A Lyon, le projet porté par le chef 3étoiles Régis Marcon a pris place dans les anciens bâtiments historiques de l'Hôtel Dieu. Après une phase de réhabilitation importante, le projet lyonnais devrait voir officiellement le jour à l'horizon 2017. Au menu de ce projet lyonnais : restaurants, des boutiques, des lieux d’expos… Mais également des ateliers culinaires destinés au grand public, avec une orientation d'ouverture et d'échanges avec les chefs locaux, régionaux mais aussi internationaux. L'accent sera également porté sur la transmission : les écoles hôtelières et de la restauration seront investies sur le projet.

http://www.grand-hotel-dieu.com/cite-de-la-gastronomie

Maquette du projet à Rungis - source photo : dr
Maquette du projet à Rungis - source photo : dr
A Paris, la controverse a retardé les ambitions pharaoniques des porteurs du projet. Deux projets parallèles verront le jour dans la capitale Le Projet de Paris intra muros, soutenu par l'Elysée. Une sorte de 5e cité cité de la gastronomie qui devrait éclore à l'Hôtel de la Marine ancien état-major de l’armée, bâtiment prestigieux situé au cœur de PARIS, confié au Centre des Monuments Nationaux- devrait devenir « La Cité de la Gastronomie Française ».
A l'origine de cette idée, Jean-Robert Pitte, président de la Mission Française du Patrimoine et des Cultures Alimentaires, également à l'origine de l'inscription du repas gastronomique des Français au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Ce projet, largement controversé, serait financé par des fonds publics, prendrait place sur 4 000 M2 de locaux Place de la Concorde, au cœur de la haute gastronomie française, puisqu'il sera entouré des meilleures tables de la cuisine Parisienne.
Le 2e projet parisien est celui imaginé au cœur du Marché International de Rungis dans le Val de Marne. Le site serait à la fois ouvert aux professionnels et au grand public avec des axes culturels, scientifiques, économiques et aussi gourmands. Il valoriserait ainsi le patrimoine existant mais aussi l'innovation, accueillant : des restaurants, ateliers culinaires, grande halle, expositions, médiathèque, écoles de formation, pépinière d’entreprise, résidences, éventuellement centre de congrès, et pourquoi pas, un grand jardin potager… Lors de l'Exposition Universelle qui s'est tenue à Milan en novembre dernier, l'idée d'une reconstruction du Pavillon France pour accueillir cette citée Gastronomique a été évoquée. En tout état de cause, le projet ne verrait le jour qu'à l'horizon 2018 ou 2020 les terrains visés (6,5hectarres entre le MIN de Rungis et le Centre Commercial de Belle Epine à Thiais ) n'étant pour l'heure pas disponibles.



http://www.tourisme-valdemarne.com/gastronomie/cite-gastronomie.html

Le projet à Dijon - Photos : DR
Le projet à Dijon - Photos : DR
A Dijon, le projet est encore au stade de la validation. Il s'agirait pour la ville de ré investir dans l'ancien hôpital général. Coût total annoncé de l'opération : près de 20 millions d'euros. Le projet tournera autour d'un pôle ressource autour des produits du terroir, en lien avec la Bibliothèque Municipale, une large part du projet sera dédiée au vin et à la culture de l'a vigne, fer de lance touristique, patrimonial et surtout touristique de la capitale de Bourgogne. Si cette Cité de la Gastronomie se concrétise, l’ouverture serait pour 2018. Mais d'ores déjà des interrogations fusent sur la pertinence du projet, d'autant qu'une Cité du Vin est aussi en cours de construction à Beaune.

http://www.citedelagastronomie-dijon.fr/

( Sources : blog Food and Sens, frères Pourcel ; sites des villes concernées)

Tours Cité Internationale de la Gastronomie officialise le lancement de son projet.


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